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NOTICE

SUR

CLAUDE RAMEY, PÈRE.

Claude Ramey est né à Dijon en 1754. Élève de l'école de cette ville, il travailla d'abord sous la direction de Devouge père, vint ensuite à Paris en 1780 et se plaça sous la direction de Gois père.

M. Ramey avait quitté Dijon avec deux autres de ses compatriotes, Naigeon et Prudhon, maintenant décédés tous deux, et qui tous deux suivirent la carrière des arts, mais dans une autre branche. Il est assez remarquable que ces trois artistes aient eu chacun un fils qui, en marchant sur leurs traces, se soient tous trois fait connaître d'une manière avantageuse.

M. Ramey obtint le grand prix de sculpture en 1782.

NOTICE

OF

CLAUDE RAMEY, SENIOR.

Claude Ramey is born at Dijon in 1754. As a student of the school in that town, he practised at first under the direction of Devouge senior, and then came to Paris, in 1780, and got placed under the direction of Gois senior.

Mr. Ramey had left Dijon with two of his countrymen, Naigeon and Prudhon, now both deceased, after having both followed the career of the arts, but in another line. It is rather singular to see that those three artists having each a son, who in following their fathers' tracks were all three known in an advantageous way.

Mr. Ramey got the first prize of sculpture in 1782.

NOTICE

SUR

JEAN CIMABUE.

Jean Cimabue, dont le nom est ordinairement francisé en celui de Cimabué, naquit à Florence en 1240. Sa famille était noble, ét ne pensait certainement pas à lui laisser suivre la carrière des beaux-arts, exercée alors par quelques Grecs réfugiés en Italie.

Mais un goût naturel emporta Cimabue, et quoique ayant reçu une première impulsion de cette école remarquable par la raideur de son dessin, la sécheresse de ses draperies et par des expressions sans variété, Cimabue s'écarta de la route, et sut donner à son travail un caractère nouveau et bien supérieur à celui de ses contemporains.

Quelques personnes ont pensé que ce peintre travaillait aussi sous la conduite de Giunta, peintre pisan; mais Lanzi le révoque en doute; il ne croit pas non plus devoir lui attribuer les premiers ouvrages que l'on cite comme de lui à l'église de Sainte-Croix.

La nature ayant inspirée notre artiste, il l'étudia avec succès, et parvint à donner de l'âme à ses compositions, de l'expression à ses têtes; ses draperies devinrent plus souples, il groupa ses figures avec plus de talent que les Grecs pourtant il ne fut pas encore gracieux. Ses madones manquent de beauté, ses anges ont trop de similitude, et semblent être faits au patron. Mais on peut admirer un grand caractère dans ses têtes d'hommes, surtout dans celles des vieillards.

Ses travaux les plus remarquables sont dans l'église supé

NOTICE

OF

JEAN CIMABUE.

Jean Cimabue whose name is usually frenchified into that of Cimabue, was born at Florence in 1240. His family was noble, and most certainly never thought of suffering him to follow the career of fine arts, exercised then in Italy by some Greek refugees.

But Cimabue followed his natural taste, and though having before received a first impulsion from this school remarkable for the stiffness of its drawing, the dryness of its drapery, and also for expressions stript of all variety, Cimabue swerved from the way, and knew how to give to his work a new character much superior to that of his contemporaries.

It has been thought by some that Cimabue was also guided by Giunta, a pisan painter; but Lanzi has called it in question; neither does he think fit to ascribe to him the first works of Saint-Croix's church, said to come from him.

Cimabue, being inspired by nature, pratised successfully, and attained giving a soul to his compositions, and expression to his heads; there was more suppleness in his drapery, he grouped his figures with a greater talent than the Greeks, however he was not yet graceful. His madonas want beauty, there reigns too great a similitude in his angels, they seem to be all made on the same pattern. But a great character may be admired in the heads of his above all in the old ones.

men,

His most remarkable works are in the superior church

NOTICE

SUR

NICOLAS ABATI, DIT NICOLO DEL ABBATE.

Nicolas Abati naquit à Modène en 1512, et par cette raison il a été quelquefois désigné sous le nom de Nicolas de Modène. Son père, Jean Abati, vendait de petites figures en plâtre, dans lesquelles on dit qu'il y avait quelque mérite. Cependant son fils devint l'élève d'Antoine Begarelli, artiste peu connu maintenant, mais qui jouissait alors de quelque réputation.

Nicolas travailla à Modène, et fit, pour l'institut de cette ville, des peintures tellement estimées, que, dans un de ses sonnets, Augustin Carrache dit que Nicolo possède la régularité de Raphaël, le tragique de Michel-Ange, le naturel du Titien, la noblesse du Corrège, la composition de Tibaldi et la grâce de Parmesan. Cet éloge, peut-être exagéré, montre pourtant que le peintre avait un mérite réel, reconnu par un autre artiste également babile.

Nicolás Abati vint en France en 1552, et alors il aida beaucoup Primatice, qui était connu sous le nom d'abbé de SaintMartin. Croyant Nicolas élève de ce maître, il a été alors désigné sous le nom de Nicolo del Abbate. Il a beaucoup travaillé à Fontainebleau et dans l'ancien château de Meudon. C'est lui-même qui peignit à fresque toutes les peintures de la galerie d'Ulysse à Fontainebleau, maintenant détruite, mais gravée par Van Thulden. Il a peint aussi la chapelle de l'hôtel de Soubise à Paris, et mourut dans cette ville dans un âge très-avancé.

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